LES ÉCHOS DE VALCLAIR

 

 
 

 

 

MOIS DE JANVIER 2003 (2° quinzaine)

 

16/01/03 : Nouveau délai !

Je m'étais dit samedi après mon excursion diaristique que j'allais enfin procéder à ma mise en ligne…

Mais il a fait si beau samedi ! Bonne promenade sur les quais tout l'après midi, dimanche grande marche dans le bois de Vincennes, l'appareil photo était de sortie, plaisir à tenter de belles images, arbres emperlés, barques saisies dans la glace, canards se dandinant sur leurs minis banquises, promeneurs se risquant sur le lac gelé, un patineur qui glisse à vive allure, le soleil à contre-jour miroitant sur la glace et entre les branches…
Soirées bien occupées aussi : cinémas, dîner chez nos voisins.
Cette semaine au bureau c'est le vrai tunnel de boulot au point que je ramène des choses à faire à la maison (ce qui est quand même pour moi assez inhabituel).

Et donc de nouveau je n'ai plus trop la tête au diarisme. Ou plutôt, j'y pense souvent mais le passage à l'acte est mis à distance. Tout cela me parait un peu incongru, déplacé. Ça ne l'est pas sans doute et j'y viendrais sûrement. Mais je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine schizophrénie si dans ce temps si compté, si bousculé, je me mets tout à coup à m'abstraire pour rejoindre mes chères écritures.

Comme je le fais en ce moment précis. Pas pour longtemps. Je retourne immédiatement à mes dossiers à rendre dès demain, je n'ai pas envie de me coucher à point d'heures…

 

20/01/03 : En ligne !

Ça y est. J'y suis. Je suis en ligne !

De façon encore très virtuelle puisque personne ne le sait, que l'adresse n'en est encore indiquée nulle part et qu'il y a donc infiniment peu de chances, de " risques ", que quiconque tombe dessus par hasard. Mais pour moi c'est un pas.

Ce matin, en arrivant au bureau le premier j'ai pris quelques minutes pour me connecter et pour vérifier que le site était bien là, accessible de partout. Je le savais évidemment, j'avais testé depuis la maison mais ce n'était pas pareil, là ça devenait vraiment concret, sur une autre machine, avec un autre navigateur, loin de chez moi, oui je suis sur internet…

Cela s'est fait très facilement, d'un simple clic, j'en ai été tout étonné. En fait j'avais cherché la difficulté, en téléchargeant des logiciels FTP plutôt laborieusement, tout cela n'était pas nécessaire, mais mes détours, j'imagine, ne sont pas de hasard, ils sont très révélateurs de mes résistances persistantes.

Bien sûr d'ici peu j'irais me faire connaître, c'est tout de même le but de la manœuvre. Mais cela m'amuse de rester encore un moment en retrait, j'ai envie de jouir quelque temps de cette situation entre deux où je suis là mais embusqué encore. J'adorerais que quelqu'un me trouve par pur hasard, ce serait vraiment la bouteille à la mer qui s'échoue entre des mains imprévisibles, ce serait magique et poétique. Cela n'arrivera pas mais je m'amuse à me laisser aller à y rêver…
Je me rends compte avec tout cela, y compris avec ce dernier sas que je m'accorde, à quel point je suis quelqu'un qui répugne à s'exposer. Cela est vrai dans ma vie professionnelle où je le fais pourtant par obligation, et pas si mal que cela me semble-t-il, mais tout en ressentant toujours que ce n'est pas ma nature profonde, en ayant besoin de me forcer quelque peu. Mais c'est encore plus vrai dans ma vie personnelle, là où il ne s'agit plus du personnage mais bien de la personne. C'est vrai dans ma difficulté à engager la conversation avec une rencontre de hasard, dans ma difficulté à me mettre à nu avec ceux que je connais mieux…

Et c'est ce qui me fascine mais qui me fait encore un peu peur dans ce diarisme sur internet, cette capacité de s'exposer tout en restant à distance, d'être dans l'intime mais avec de parfaits inconnus.


22/01/03 : " Tout ce qui n'est pas donné est perdu " :

Je me suis lancé dans la lecture des deux livres d'Anny Duperrey " Le voile noir " et " Je vous écris ".
Cela fait des années que ces bouquins sont à la maison, C. les avait achetés peu de temps après leur parution. Je me souviens de les avoir survolés à l'époque m'arrêtant surtout sur les photos. Je m'étonne compte tenu de mon goût pour l'écriture intime de ne pas les avoir lus sur le moment mais c'est ainsi et c'est donc maintenant que je les découvre vraiment. Peut-être avais-je eu stupidement une réaction du style : " c'est un personnage public, une actrice, qu'est ce qu'elle vient nous raconter là, est-ce qu'elle se fait sa pub ? "

Quels livres superbes ! Il y a la qualité d'écriture mais au-delà il y a cette sensibilité si bien rendue et ce ton d'absolue sincérité. On ne peut avoir de doute sur la réalité de ce long et douloureux parcours, de ce travail éprouvant qui lui permet d'enfanter sa propre histoire et de déchirer en partie le voile qui occulte en elle tout souvenir. Ce sont des livres qui ne sont pas anodins, contrairement à tant de ceux que l'on lit. Quelle que soit l'histoire personnelle de chacun et même si elle n'a rien à voir avec la tragédie qui est évoquée là, je vois mal qui pourrait ne pas être personnellement touché, impliqué, interpellé par ces livres. C'est pourquoi Anny Duperrey a reçu tant de courrier, après le premier livre, au point d'avoir pu écrire le second en s'appuyant sur ces lettres. Ce sont ces lettres qui lui ont permis de continuer à avancer, d'aller plus loin, plus profond dans la compréhension d'elle-même, dans ce dévoilement auquel elle s'efforce. Ces interactions avec les lecteurs ne sont pas seulement la matière du second livre, elles sont le moteur de la poursuite de son travail sur elle-même. Comment ne pas faire le parallèle avec ce qui peut se passer pour un web-diariste qui peut se trouver engagé lui aussi dans une dynamique d'échanges avec certains de ses lecteurs. Cette lecture évidemment ne peut que conforter mon projet de mise en ligne, me prouver que cela a du sens, écarter mes dernières réticences. Ce n'est pas un hasard sans doute si j'ai précisément choisi de me plonger maintenant dans ces bouquins.

Elle écrit aussi " tout ce qui n'est pas donné est perdu " (II, p 13), c'est très vrai et ça l'est aussi de mes propres écritures au-delà de toute considération de qualité. Il y a forcément certaines choses que je dis dans lesquelles des lecteurs pourront se retrouver ou qui du moins feront résonances, feront échos (tiens, les Echos de Valclair !) en eux.

C'est ce que dit aussi le beau texte de Simone de Beauvoir qu'elle place en exergue de ce deuxième livre :
" Toute douleur déchire ; mais ce qui la rend intolérable, c'est que celui qui la subit se sent séparé du monde ; partagée elle cesse au moins d'être un exil… par le truchement des mots les écrivains permettent aux lecteurs de connaître au fond de leurs malheurs individuels les consolations de la fraternité…C'est une des tâches essentielles de la littérature que de surmonter cette solitude qui nous est commune à tous et qui cependant nous rend étrangers les uns aux autres " (II, p 15)
Et pas seulement la littérature mais l'écriture simplement ou les mots d'un vrai dialogue dès lors qu'ils sont honnêtes, sincères, venant du cœur.

Je parlerai de ces livres plus longuement si j'ai du temps ce week-end.

Je me glisse progressivement, avec d'infinies réserves, dans ma peau de cyber diariste, j'ai envoyé pour la première fois des commentaires vers certains de mes journaux favoris, c'est un pas encore et ce week-end, cochon qui s'en dédit, je m'inscris à la CEV…

 

24/01/03 : Allégresse matinale :

Ce matin en allant vers le bureau, mon corps qui se sent bien occupé du mouvement vif de la marche, l'air sec, froid mais non pas glacé, la nuit qui bascule vers le jour, ce ciel bleu nuit qui pâlit, ce ciel que l'on sent clair enfin après tous ces jours de nuages, de brouillard et de pluie, la lune très brillante encore à demi pleine et surtout le trait de lumière d'un avion déjà au soleil qui file je ne sais pour où, font surgir en moi une soudaine allégresse…

J'ai écrit ces lignes tout de suite en arrivant au bureau, encore dans la saveur du moment, pour ne pas le perdre.

Ce sont des moments comme celui-ci qui me donnent envie parfois de partir vivre à la campagne car c'est encore autre chose de ressentir le bonheur d'un matin au-dessus d'un moutonnement d'arbres et de collines plutôt que dans l'enchevêtrement disharmonieux des immeubles de ce bas bout de Paris.

 

25/01/03 : In Memoriam, MAAO :

Aujourd'hui encore C. n'était pas bien, fatiguée, déprimée. Le week-end comme par hasard ! Elle s'est allongée après le déjeuner et s'est endormie comme une masse. Je n'ai pas fait beaucoup d'efforts pour lui proposer une alternative, je l'ai laissée, j'ai préféré sortir seul…

Il faisait beau encore. Je ne me sentais pas de rester tout l'après-midi ici à lire ou à écrire, dans l'ambiance de déprime en plus qui semblait vouloir s'installer sur ce samedi. Je suis sorti sans trop de projets. J'ai hésité un moment en feuilletant l'Officiel des Spectacles devant la bouche du métro. Plutôt mal à l'aise. Aucun film ou exposition qui ne s'impose, rien qui me semble correspondre à une envie réelle, l'impression d'une sortie sans nécessité, juste pour être dehors, pour meubler le temps. Je déteste me sentir dans cet état d'esprit. Mais soudain je me suis souvenu que le Musée des Arts Africains et Océaniens s'apprêtait à fermer de façon définitive d'ici très peu de jours. Mon idée était toute trouvée et je suis parti requinqué vers la Porte Dorée.

J'ai rarement vu autant de monde dans cet endroit où j'ai des souvenirs de visites presque en solitaire. Cette fin programmée réveille les amateurs. Beaucoup d'enfants aussi et pas seulement pour l'aquarium. J'ai circulé entre les vitrines sans faire une visite systématique, plutôt pour bien m'imprégner de l'ambiance du lieu, attendant qu'une œuvre accroche mon regard pour m'approcher et m'en pénétrer. Visite au feeling, sans aucune envie de lire les notices, de m'interroger sur les styles ou les provenances. Simplement conduit par l'admiration esthétique et par l'émotion…

Cette salle des totems polynésiens, j'adore ces deux tambours à fente avec ces yeux démesurés et cet espèce de bec de canard, et puis cet autre poteau représentant un homme coiffé d'un grand oiseau aux larges ailes, l'homme a le regard et les épaules tombantes, un corps étriqué, il ne parait pas investi de la puissance de l'oiseau qui le couronne comme on aurait pu s'y attendre mais parait écrasé au contraire et dégage du coup une infinie mélancolie…
Ce masque de buffle dont la forme est si simple, si pure, si forte que je reste un long moment devant à me demander ce qui lui confère une telle puissance, pourquoi cette tête ressort d'entre toutes celles qui l'entourent …
Cette figure d'ancêtre en bois clair, à la forme compacte, si lisse, aux traits réguliers, concentrés, une figure de plénitude et de sérénité, qui, j'imagine, devait apparaître comme protectrice de la maison dont elle décorait le fronton...

Je suis allé ensuite faire un tour dans l'aquarium. Il n'est pas très grand mais riche de beaucoup de variétés souvent extraordinaires. Les bassins sont petits et l'on est au plus près de chacune des espèces que l'on peut ainsi observer plus facilement que dans les gigantesques bassins des grands aquariums modernes. On a beau le savoir, les ressources de la nature sont incroyables de diversité mais aussi de beauté intrinsèque. Et l'on regarde émerveillé ce chatoiement de formes, de couleurs et de mouvements. Chaque bassin est un monde à lui tout seul, un micro paysage plein de surprises dans la contemplation duquel on pourrait s'abîmer longuement, comme par exemple dans celui-ci où se mêlent des coraux aux formes surprenantes, des anémones de mer et des actinies, des poissons tropicaux colorés. Je comprends tout à coup ces gens qui développent des passions ruineuses et envahissantes pour l'aquariophilie.

Avant de quitter le musée j'ai refait un tour dans les salles du rez de chaussée. Il était cinq heures, le bâtiment s'était largement vidé et c'était encore un autre plaisir d'être là presque seul. Je suis resté jusqu'à ce que les gardiens me poussent sans grands ménagements vers la sortie. J'ai trouvé leur hâte très administrative bien peu conforme à mon état d'esprit contemplatif du moment mais enfin l'heure c'est l'heure, n'est-ce pas… bref je suis redescendu sur terre…

Je n'ai pas résisté, j'ai acheté un bouquin à la libraire du musée, un bouquin qui soit un souvenir de ce lieu pour demain, un souvenir de cette belle après-midi…

Dehors le temps avait changé, s'était mis à la pluie, une petite pluie fine et perçante. Vision cocasse avant de m'engouffrer dans le métro: une jeune japonaise, abritée sous un parapluie fixé à sa ceinture qui croquait le paysage, l'allée de palmiers étiques, la statue dorée de la victoire et en arrière le bâtiment déjà à moitié noyé de brume du musée et les frondaisons du bois.

 

29/01/03 : Coup de blues :

Encore une journée déprimante au bureau. Tensions le matin dans mon service, pertes de temps, inefficacité du travail, le mien et celui des autres autour de moi, non aboutissement de tout ce qu'il y avait à faire. Et cette après-midi réunion parfaitement inefficace, entre des gens ne parvenant pas à s'écouter, à travailler ensemble.

Et puis j'y ai appris à l'occasion que le poste que j'avais sollicité pour l'an prochain me passe manifestement sous le nez. Je pensais avoir de bonnes chances, je me disais certes qu'il ne fallait pas trop compter dessus tant que les choses n'étaient pas faites mais à voir ma déception maintenant je me rends compte qu'au fond de moi je pensais vraiment l'obtenir. J'ai renoncé à une demande en province qui elle avait toutes les chances d'être satisfaite au profit de ce poste. Et au bout du compte, moi qui avais de grandes envies de changements, je vais rester là où je suis, reprendre une année encore les mêmes activités avec une équipe dont je suis fatigué…

En rentant à la maison j'ai voulu travailler un peu pour avancer sur ce que nous n'avons pas réussi à faire collectivement à la réunion de l'après-midi. Bug sur bug ! L'ordi a planté, la connexion internet s'est bloquée, c'est dans ces moments là qu'il vient des envies de balancer l'ordinateur par la fenêtre. J'ai tout laissé en plan, je tombais de sommeil de toute façon, mes yeux se fermaient tout seuls, je me suis affalé sur mon lit et endormi aussitôt, C. n'était même pas encore rentrée de sa séance de chorale.

Maintenant, au milieu de la nuit, je me réveille avec un sale goût d'échec dans la bouche et une barre douloureuse sur l'estomac, C. dort paisiblement, je me mets à griffonner ces notes que je retranscrirai demain sur l'ordinateur, espérant à travers mon écriture m'apaiser, parvenir à mettre à distance ces stress de la journée.

La nuit précédente je n'ai presque pas dormi et ma fatigue tout aujourd'hui a contribué sûrement à ce que je prenne si mal les contrariétés de la journée.

Hier soir C. organisait une fête à la maison pour marquer un évènement concernant sa propre vie professionnelle. Elle était bien à peu près, elle faisait plaisir à voir après de trop lourd moments de déprime ces derniers temps. La soirée était plutôt sympathique et s'est prolongée tard. Je m'y suis senti presque à ma place, moi qui d'habitude n'apprécie pas trop ce genre de raout. Les gens, il me semble, se sont parlés plus que de coutume. Moi j'étais présent, gai, jovial, bien intégré dans les conversations mais comme toujours très légèrement, presque imperceptiblement, en retrait. Ma gaieté est presque un peu forcée, est-ce un personnage ou est-ce tout à fait moi? Il y a autour de moi un fin voile qui isole et qui protège. Je ne me lâche pas tout à fait, je suis là en effet mais je suis aussi dans cette conscience légèrement à l'écart qui observe et qui s'interroge. J'envie ceux dont la communication est plus spontanée, dont les mots, les gestes s'inscrivent dans l'immédiateté d'un tissu d'affects, d'émotions, de désirs, sans distance.

T., une amie de C., une belle femme vive que je ne connais que depuis peu, parlait de sa longue résistance à l'usage de lunettes, peut-être parce qu'elle aimait le léger flou que confère au monde sa vision de myope mais aussi, disait-elle, " parce que moi je communique avec mes yeux, je ne suis pas quelqu'un qui a besoin d'être protégée, les lunettes cela sépare, cela isole … ". Je n'avais jamais perçu cela sous cet angle et j'ai pensé alors que ce n'était pas un hasard si moi, qui pour certaines activités ai porté des lunettes depuis de longues années, je n'en ai jamais été gêné bien au contraire.

J'ai repensé aussi à H. une autre amie de C., pour laquelle j'ai eu l'an dernier un petit penchant resté tout à fait secret. Elle n'était pas là ce soir, elle a été mutée en province de façon précipitée à la fin de l'année. Je la regrette, je regrette surtout de ne lui avoir jamais parlé lorsqu'il en était temps, il ne se serait peut-être, sans doute, rien passé mais au moins des choses auraient été dites et cela même aurait été un courant de vie, encore un de ces courants de vie que je n'ai pas su saisir. Je suis resté derrière mes lunettes !

 

31/01/03 : Détente en compagnie des diaristes:

Ouf. Détente. Le week-end arrive. J'ai digéré mes contrariétés des jours précédents. J'ai pris le temps de traîner toute cette fin d'après-midi puis maintenant sans bousculade, sans précipitation d'aller faire un petit tour chez les diaristes.

Je reste affolé par le temps que cela prend si l'on veut à la fois en suivre à peu près sérieusement quelques uns et essayer par sondages de hasard d'en découvrir quelques autres.
Mais ma promenade ce soir était agréable, j'ai vécu sans frustration le fait de ne pas tout lire, de ne pas chercher à suivre tous les liens qui se présentaient à moi.

Bien sûr j'ai été lire les " Regards solitaires ", mon journal favori à ce jour. Contrairement à la plupart des journaux que plutôt je parcours plus ou moins en diagonale, je lis ces regards toujours lentement, je les savoure, c'est que souvent je m'y retrouve, dans " ce décalage " par exemple, cette façon de " vivre à la périphérie des choses" et d'en souffrir parfois. " Au lieu de vivre à fond, je m'arrête et je questionne. Au lieu d'oublier, je me souviens. Au lieu de m'impliquer, je m'explique ", ce sont des mots que je pourrais employer pour moi.
J'ai découvert " Water prof " et suivi son aventure avec Amandine, un peu fasciné par cette façon après de longs échanges épistolaires de tomber d'emblée, à la première minute de la première rencontre, dans les bras l'un de l'autre.
J'aurais voulu trouver Amandine, puisque apparemment elle est diariste elle aussi pour avoir son vécu et sa version de l'évènement mais je ne sais où se cache son journal.
J'ai été voir " Les dessous de Coronis " et cherché à comprendre la façon de vivre.
Je me suis intéressé à Sophie, je la trouve sympathique et vivante, j'aime dans son " Journal sous prozac " sa sincérité et sa combativité.
Je me suis rendu compte qu'il y a eu récemment une rencontre de diaristes à laquelle participait si je comprends bien plusieurs de ceux que je suis régulièrement, qui forment semble-t-il un cercle d'affinités au sein de ce vaste ensemble de la CEV (ou d'anciens de la CEV). Cela me montre bien que tout ceci a sens, que la vie circule entre ces gens, que toutes ces écritures ne sont pas juste un passe temps égocentrique et fermé. Et cela me conforte dans mon envie d'en être.
Et puis ce petit choc: la dernière entrée d'" Alter et Ego " porte précisément le titre du mail que je lui ai adressé il y a quelques jours ! Ce n'est évidemment pas un hasard. Je m'en sens tout ému. Mes mots ont eu un sens pour lui…

Et avec ça, je ne suis pas encore sorti du bois, je n'ai pas encore inscrit mon site à la CEV. Il faut dire que j'ai aussi rebricolé un peu la forme de mes pages, je me suis aperçu de certains dysfonctionnements de la navigation que j'ai corrigés, cela m'a pris du temps, je ne maîtrise pas encore bien le logiciel mais enfin je crois que ça y est, la lisibilité est bonne, les liens fonctionnent, la navigation est aisée. Il resterait à améliorer l'esthétique, à donner un aspect un peu moins austère, on verra cela plus tard, enfin maintenant plus rien ne me retient…

 

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